Les 48 Équipes de la Coupe du Monde 2026 : Fiches et Pronostics

Les 48 équipes qualifiées pour la Coupe du Monde 2026 classées par confédération

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Table des matières

Quarante-huit drapeaux, six confédérations, et un seul trophée. La Coupe du Monde 2026 sera la première de l’histoire à réunir autant de sélections nationales sur un même terrain — littéralement, puisque le tournoi se déploie sur trois pays et seize stades entre le Mexique, les États-Unis et le Canada. Pour un parieur en Suisse romande, cette inflation du nombre d’équipes change la donne : plus de matchs à analyser, plus d’inconnues à gérer, et des cotes qui reflètent des écarts de niveau jamais vus en phase finale.

J’ai passé les six derniers mois à décortiquer les 48 sélections qualifiées. Certaines sont des habituées que je suis depuis des années — la France, l’Argentine, la Nati. D’autres sont des noms que la plupart des parieurs romands découvriront pour la première fois le jour du coup d’envoi. Cette page est votre carte : chaque confédération, chaque équipe, chaque niveau de compétitivité, passé au crible avec un oeil de parieur.

Six confédérations envoient leurs représentants au Mondial 2026. L’UEFA domine avec 16 places, suivie par la CAF (9), la CONCACAF (6 plus les trois hôtes automatiques), la CONMEBOL (6), l’AFC (8) et l’OFC (1). La répartition n’est pas équitable en termes de niveau — les 16 européens comptent au moins dix prétendants sérieux au titre, tandis que la moitié des représentants africains et asiatiques disputent leur première ou deuxième phase finale. Ce déséquilibre est précisément ce qui crée de la valeur sur les marchés de paris.

Les qualifiés UEFA (16 équipes)

Si la Coupe du Monde était un championnat européen élargi, l’UEFA ramasserait la mise à chaque édition. Depuis 2006, le vainqueur du Mondial est toujours une sélection européenne — à l’exception de l’Argentine en 2022. Les 16 qualifiés UEFA pour 2026 représentent le plus gros contingent continental et concentrent les favoris du tournoi.

Les poids lourds

La France arrive au Mondial en tant que favorite des marchés à une cote d’environ 5.50. Les Bleus disposent de la profondeur de banc la plus impressionnante du tournoi : Mbappé, Griezmann (s’il est encore en activité internationale), Tchouaméni, Saliba, Camavinga. Placée dans le groupe I avec le Sénégal, l’Irak et la Norvège, la France devrait traverser la phase de groupes sans encombre. Le vrai test commence en huitièmes.

L’Espagne, championne d’Europe en titre après l’Euro 2024, mise sur la génération Yamal-Pedri-Gavi. À 7.50 pour le titre, la Roja est le pari sur la jeunesse et la fluidité offensive. Le groupe H (Arabie saoudite, Uruguay, Cabo Verde) contient un piège nommé Uruguay, mais l’Espagne a les ressources pour terminer première.

L’Angleterre à 6.50 est l’éternelle promesse. Bellingham, Saka, Rice, Foden forment un quatuor de niveau mondial. Le groupe L (Croatie, Ghana, Panama) est gérable mais la Croatie reste un adversaire dangereux. Depuis la demi-finale de 2018 et la finale de l’Euro 2024, les Three Lions accumulent les presque — le Mondial 2026 est leur meilleure chance de convertir.

L’Allemagne à 9.00 a retrouvé des couleurs après les humiliations de 2018 et 2022. Musiala et Wirtz forment le duo offensif le plus excitant du football européen. Le groupe E (Côte d’Ivoire, Équateur, Curaçao) est un des plus accessibles du tournoi.

Le Portugal à 11.00 dépend d’une question : quel rôle pour Cristiano Ronaldo à 41 ans? Si le sélectionneur parvient à gérer l’ego et l’énergie du capitaine, le Portugal dispose d’un effectif complet avec Bernardo Silva, Bruno Fernandes et Rafael Leão. Le groupe K (Colombie, RD Congo, Ouzbékistan) contient un sérieux rival colombien.

Les outsiders européens

Les Pays-Bas à 15.00 manquent d’un attaquant de classe mondiale depuis le déclin de Depay, mais leur organisation tactique sous les héritiers de la philosophie néerlandaise reste un atout. Le groupe F (Japon, Suède, Tunisie) pourrait réserver une surprise japonaise — les Pays-Bas devront être vigilants dès le premier match pour éviter le scénario de 2022 où l’Argentine avait tremblé face à l’Arabie saoudite.

La Belgique à 21.00 est en fin de cycle. De Bruyne et Courtois approchent de la retraite internationale, et la génération dorée n’a jamais remporté de trophée malgré une troisième place en 2018 et un premier rang FIFA maintenu pendant des années. Le groupe G (Iran, Nouvelle-Zélande, Égypte) est accessible, mais le potentiel de parcours profond est limité par le vieillissement de l’effectif et l’absence de remplaçants de niveau équivalent.

La Croatie est la spécialiste des surprises en Coupe du Monde — finaliste en 2018, troisième en 2022 — mais Modrić aura 40 ans en septembre 2025 et la relève au milieu de terrain reste incertaine. Gvardiol en défense et Kramarić en attaque portent les espoirs d’une nation de quatre millions d’habitants qui surperforme systématiquement dans les grandes compétitions. Dans le groupe L avec l’Angleterre, chaque point comptera et la Croatie possède l’expérience des matchs à enjeu que peu d’équipes peuvent égaler.

Les qualifiés solides

La Suisse est traitée en détail dans sa fiche dédiée, mais en résumé : la Nati est une équipe régulière en phase finale (présente à chaque grand tournoi depuis 2014), avec un noyau expérimenté autour de Xhaka et Akanji, et une cote de 51.00 qui reflète un plafond perçu en quarts de finale.

La Suède, l’Écosse, la Norvège, la Tchéquie et l’Autriche complètent le contingent européen. La Norvège de Haaland dans le groupe I de la France est un outsider intrigant — une seule star mondiale suffit-elle pour porter une sélection? L’Autriche de Ralf Rangnick, organisée et combative, a impressionné à l’Euro 2024 et pourrait surprendre dans le groupe J de l’Argentine.

La Bosnie-Herzégovine mérite une mention spéciale : débutante en Coupe du Monde après avoir éliminé l’Italie en barrage, elle se retrouve dans le groupe B de la Suisse. Son parcours de qualification a démontré un caractère et une résilience qui en font un adversaire imprévisible, même si l’expérience au plus haut niveau fait défaut.

Les qualifiés CONMEBOL (6 équipes)

Le football sud-américain vit un moment de transition. L’Argentine a remporté la Coupe du Monde 2022 et la Copa América 2024, mais l’ère Messi touche à sa fin. Le Brésil cherche à redorer un blason terni depuis 2002. Et derrière ces deux géants, des sélections comme la Colombie et l’Uruguay ont développé des effectifs capables de bousculer n’importe qui.

L’Argentine à 7.00 est le tenant du titre. La question centrale est la succession de Messi : Julián Álvarez, Enzo Fernández et Alejandro Garnacho ont le talent individuel, mais l’alchimie collective qui a porté l’Albiceleste en 2022 était construite autour de la présence magnétique du numéro 10. Le groupe J (Algérie, Autriche, Jordanie) ne devrait pas poser de problème, mais la phase à élimination directe sera le vrai test de cette transition.

Le Brésil à 8.00 est un paradoxe : l’équipe la plus titrée de l’histoire (5 victoires) est aussi celle qui déçoit le plus régulièrement depuis vingt ans. Vinícius Jr. est le meilleur joueur du monde en club avec le Real Madrid, mais son rendement en sélection reste en dessous de ses performances européennes. Endrick, 19 ans, est le joker offensif. Le groupe C (Maroc, Haïti, Écosse) contient un adversaire sérieux en le Maroc, demi-finaliste en 2022.

L’Uruguay est probablement l’équipe sud-américaine la plus sous-cotée du tournoi. Darwin Núñez est un attaquant de classe mondiale, Valverde contrôle le milieu de terrain, et la tradition uruguayenne en Coupe du Monde — deux titres, plusieurs parcours profonds — en fait un adversaire que personne ne veut affronter. Placé dans le groupe H avec l’Espagne, l’Uruguay devra se battre pour la deuxième place.

La Colombie, le Paraguay et l’Équateur complètent le contingent sud-américain. La Colombie, finaliste de la Copa América 2024, dispose d’un effectif jeune et rapide mené par Luis Díaz du Liverpool FC et James Rodríguez, dont le talent en compétition internationale transcende ses prestations en club. Placée dans le groupe K avec le Portugal, la Colombie a les moyens de se battre pour la première place de la poule — un scénario que les cotes de qualification à 1.45 confirment. Le Paraguay, dans le groupe D des États-Unis, est une équipe de transition qui a qualifié une nouvelle génération à travers un barrage difficile. L’Équateur, dans le groupe E de l’Allemagne, combine la vitesse en attaque et la solidité défensive — des qualités qui en font un outsider capable de prendre des points à n’importe quel adversaire, même si le parcours profond semble improbable.

Les six équipes qualifiées de la CONMEBOL pour la Coupe du Monde 2026

Les qualifiés CONCACAF (6 équipes)

Jouer une Coupe du Monde à domicile — ou presque — est un avantage que le football ne quantifie pas assez. Les trois pays hôtes (États-Unis, Mexique, Canada) sont qualifiés d’office, et trois autres sélections de la zone les rejoignent. Pour un parieur, la CONCACAF est la confédération où l’effet du terrain sera le plus visible.

Les États-Unis disposent de la génération la plus talentueuse de leur histoire. Pulisic, McKennie, Reyna, Musah — des joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs européens. Le groupe D (Paraguay, Australie, Turquie) est équilibré, et l’avantage du terrain devrait permettre aux Américains de passer. La cote de victoire finale autour de 25.00 reflète un potentiel de quarts ou de demi-finale, pas plus.

Le Mexique ouvre le tournoi le 11 juin à l’Estadio Azteca face à l’Afrique du Sud — un match chargé de symbolisme dans le stade qui a accueilli les finales de 1970 et 1986. Le groupe A (Corée du Sud, Afrique du Sud, Tchéquie) est accessible. Le Mexique a atteint les huitièmes de finale lors de sept des huit dernières Coupes du Monde, mais n’a jamais franchi ce cap — le fameux « quinto partido » que tout le pays attend.

Le Canada, adversaire direct de la Suisse dans le groupe B, est une équipe en pleine ascension. Alphonso Davies est l’un des meilleurs latéraux gauches du monde, Jonathan David empile les buts en Europe, et le public de Vancouver sera un douzième homme redoutable lors du match Canada–Suisse le 24 juin au BC Place. Le Canada a participé à sa première Coupe du Monde en 2022 au Qatar (trois défaites, aucun point), mais l’expérience acquise et l’avantage du terrain en font un rival sérieux pour la Nati.

Le PanamaHaïti et d’autres qualifiés de la zone représentent les petites nations de la CONCACAF. Le Panama a déjà participé en 2018 en Russie — une expérience formatrice même si les résultats (trois défaites, neuf buts encaissés) n’étaient pas flatteurs. L’équipe a progressé depuis, avec des joueurs évoluant dans le championnat MLS et des ligues européennes secondaires. Haïti, si elle confirme sa qualification, serait la plus petite nation du tournoi par le PIB — un récit humain fort, mais un poids plume sur le terrain avec une cote d’élimination en phase de groupes supérieure à 1.10. Pour le parieur, ces équipes sont davantage des facteurs dans les paris sur les marchés annexes — nombre de buts encaissés, cartons, scores exacts — que des candidats aux paris de victoire.

Les qualifiés CAF (9 équipes)

Neuf places pour l’Afrique — c’est le plus gros contingent africain de l’histoire des Coupes du Monde, et un reflet de la montée en puissance du football continental. Le Maroc a prouvé en 2022 qu’une équipe africaine pouvait atteindre les demi-finales. En 2026, la question est de savoir si d’autres sélections peuvent reproduire cet exploit.

Le Maroc est le porte-drapeau. Demi-finaliste en 2022, champion d’Afrique potentiel, avec un effectif qui combine l’expérience européenne (Hakimi, Amrabat, Ziyech) et la faim de la jeunesse. Placé dans le groupe C avec le Brésil, l’Écosse et Haïti, le Maroc visera la première place — un objectif crédible vu sa forme récente. La cote de victoire finale autour de 25.00 est l’un des meilleurs rapports qualité-prix du tournoi.

La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique 2024, est dans le groupe E de l’Allemagne. Les Éléphants disposent d’un effectif riche en talents offensifs (Haller, Boly) et d’une confiance collective renforcée par leur sacre continental. La cote de qualification à 1.35 reflète un statut de deuxième favori du groupe derrière l’Allemagne.

Le Sénégal, dans le groupe I de la France, est une puissance établie du football africain. Champion d’Afrique 2022, demi-finaliste de la CAN 2024, le Sénégal dispose d’un effectif physique et tactiquement discipliné. La qualification sera un combat contre la Norvège pour la deuxième place.

L’Égypte, le Ghana, la Tunisie, l’Afrique du Sud, l’Algérie et la RD Congo complètent le contingent. L’Algérie, dans le groupe J de l’Argentine, a une tradition de performances surprises en Coupe du Monde — victoire mémorable contre l’Allemagne en phase de groupes en 2014 avant une défaite serrée en prolongation des huitièmes de finale. Les Fennecs disposent d’un effectif compétitif et d’une base de supporters passionnée qui fera le déplacement en Amérique du Nord.

Le Ghana, dans le groupe L de l’Angleterre, est imprévisible et physiquement imposant. Les Black Stars ont atteint les quarts de finale en 2010 (éliminés par l’Uruguay sur le fameux handball de Suárez) et possèdent des joueurs de Premier League qui connaissent le football anglais de l’intérieur — un avantage psychologique non négligeable face aux Three Lions.

La Tunisie, dans le groupe F avec les Pays-Bas et le Japon, est une habituée des phases finales mais n’a jamais dépassé le premier tour. L’Afrique du Sud, pays hôte en 2010, retrouve le Mondial après une longue absence et ouvre le tournoi face au Mexique à l’Azteca — un baptême du feu dans l’un des stades les plus intimidants du monde. La RD Congo, dans le groupe K du Portugal, apporte un football physique et rapide, typique de l’Afrique centrale.

Les qualifiés AFC (8 équipes)

Huit places pour l’Asie, contre quatre en 2022. C’est un doublement qui va mettre à l’épreuve la profondeur du football asiatique — et qui pourrait produire les plus gros écarts de niveau du tournoi.

Le Japon est la locomotive. Les Samurai Blue ont battu l’Allemagne et l’Espagne en phase de groupes en 2022, prouvant que le football japonais avait atteint un niveau de compétitivité mondial. Mitoma, Kubo, Kamada — l’effectif est profond et technicien. Le groupe F (Pays-Bas, Suède, Tunisie) est abordable. Le Japon est un outsider sérieux à une cote de victoire finale autour de 35.00.

La Corée du Sud, dans le groupe A du Mexique, s’appuie sur Son Heung-min, l’un des attaquants les plus prolifiques d’Asie et star de Tottenham en Premier League. La Corée a atteint les demi-finales en 2002 à domicile et les huitièmes en 2022, où elle a battu le Portugal en phase de groupes. C’est une équipe capable de performances individuelles brillantes mais parfois irrégulière sur la durée d’un tournoi.

L’Arabie saoudite, dans le groupe H de l’Espagne, a créé la sensation en battant l’Argentine 2-1 lors du match d’ouverture de 2022 — un résultat que le marché n’a pas oublié. Les Faucons Verts jouent un pressing haut risqué qui peut déstabiliser n’importe quel adversaire pendant 60 minutes, mais la gestion physique sur 90 minutes reste un point faible. L’Iran, dans le groupe G de la Belgique, est l’équipe asiatique la plus physique et la plus défensive, spécialiste des matchs serrés et des blocs bas organisés.

Le Qatar, adversaire de la Suisse dans le groupe B, est le point d’interrogation. Trois défaites en trois matchs lors de son Mondial à domicile en 2022 — la pire performance d’un pays hôte dans l’histoire du tournoi. Le Qatar a investi massivement dans sa ligue nationale et ses infrastructures, mais le niveau de sa sélection reste nettement en dessous des standards européens et sud-américains. C’est le maillon faible du groupe B, et les cotes le reflètent avec une probabilité de qualification d’environ 18%.

L’Irak, la Jordanie et l’Ouzbékistan sont des débutants ou quasi-débutants en Coupe du Monde. La Jordanie a atteint la finale de la Coupe d’Asie 2024 — un exploit qui témoigne d’un progrès rapide. L’Ouzbékistan, dans le groupe K du Portugal, sera le plus grand outsider de sa poule mais apporte un football technique et offensif.

Le qualifié OFC (1 équipe)

L’Océanie est la confédération la moins représentée, avec une seule place — et c’est la Nouvelle-Zélande qui l’occupe. Les All Whites, comme on les appelle, sont dans le groupe G avec la Belgique, l’Iran et l’Égypte. Avec une population de cinq millions d’habitants et un championnat national semi-professionnel, la Nouvelle-Zélande est objectivement l’une des équipes les plus faibles du tournoi. Leur seul fait d’armes en Coupe du Monde reste une phase de groupes invaincue en 2010 en Afrique du Sud — trois nuls, dont un contre l’Italie, tenante du titre. Sa cote de qualification en phase de groupes est d’environ 8.00 — le marché lui accorde 12.5% de chances de sortir du groupe, ce qui est plus que ce que beaucoup penseraient. La raison : le groupe G est relativement ouvert, sans poids lourd européen ou sud-américain du calibre de la France ou de l’Argentine. Si l’Iran trébuche et que l’Égypte sous-performe, un scénario de surprise néo-zélandaise n’est pas totalement exclu.

Barème des forces : notre classement par tier

Classer 48 équipes sur une seule échelle est un exercice réducteur mais nécessaire pour le parieur. Voici mon classement en cinq tiers, basé sur le classement FIFA, les résultats récents en compétitions officielles, la profondeur de l’effectif et la difficulté du groupe.

TierProfilÉquipesCote vainqueur
1 — FavorisPrétendants au titreFrance, Angleterre, Argentine, Espagne, Brésil, Allemagne5.50 – 9.00
2 — Outsiders sérieuxQuarts ou demi-finales crédiblesPortugal, Pays-Bas, Croatie, Uruguay, Belgique, Maroc, Japon11.00 – 35.00
3 — CompétitifsHuitièmes de finale réalistesSuisse, Colombie, USA, Sénégal, Turquie, Côte d’Ivoire, Mexique, Corée du Sud40.00 – 100.00
4 — Solides mais limitésSortie de groupe possibleCanada, Norvège, Écosse, Autriche, Iran, Suède, Ghana, Algérie, Égypte, Tunisie, Arabie saoudite, Équateur, Australie, Paraguay100.00 – 300.00
5 — PrésentsExpérience et fiertéBosnie, Qatar, Panama, Haïti, Curaçao, Cabo Verde, Irak, Jordanie, Ouzbékistan, RD Congo, Afrique du Sud, Tchéquie, Nouvelle-Zélande300.00+

Ce classement n’est pas une prédiction — c’est un cadre d’analyse. Le tier 1 concentre les six équipes qui peuvent raisonnablement espérer soulever le trophée au MetLife Stadium le 19 juillet. Le tier 2 regroupe les outsiders capables de parcours profonds, avec le Maroc et le Japon comme perturbateurs principaux. Le tier 3 est le terrain de la Suisse : des équipes compétentes, habituées aux grandes compétitions, mais dont le plafond est généralement les quarts de finale.

Pour le parieur, les frontières entre les tiers sont les zones les plus intéressantes. Une équipe de tier 2 cotée comme un tier 3 — par exemple, le Maroc à 25.00 alors que son profil justifierait 18.00 — offre de la valeur. Une équipe de tier 4 cotée comme un tier 5 — le Canada à 150.00 malgré l’avantage du terrain — mérite un second regard.

Classement par tier des 48 équipes de la Coupe du Monde 2026

Les débutants à surveiller

Chaque Coupe du Monde élargie amène son lot de premières fois. En 2026, plusieurs équipes fouleront la pelouse d’un Mondial pour la première fois de leur histoire — et pour un parieur, les débutants sont un cas d’étude à part.

La Bosnie-Herzégovine est le débutant le plus médiatique. Son parcours de qualification — incluant une victoire sur l’Italie en barrage — a démontré un mental d’acier. Dans le groupe B de la Suisse, la Bosnie est l’adversaire le plus difficile à évaluer : aucune donnée de Coupe du Monde, un effectif mélant joueurs de ligues secondaires européennes et quelques noms connus (Džeko a pris sa retraite, mais Kolašinac et d’autres vétérans portent le groupe). Les cotes de qualification bosnienne autour de 2.80 reflètent une équipe capable de créer la surprise sur un match, mais pas favorite sur trois.

Haïti, si sa qualification est confirmée, serait la plus petite économie représentée au Mondial. Dans le groupe C avec le Brésil, le Maroc et l’Écosse, les chances de qualification sont minimes — mais chaque match est une opportunité historique. Pour le parieur, Haïti est un pion de valeur dans les paris sur les scores exacts (un Haïti 0-1 Écosse paie bien) et les marchés de cartons (un débutant nerveux accumule les fautes).

Le Curaçao, île néerlandaise de 150’000 habitants, est le plus petit territoire à participer au Mondial depuis Trinité-et-Tobago en 2006. Placé dans le groupe E avec l’Allemagne, la Côte d’Ivoire et l’Équateur, le Curaçao n’a aucune chance statistique de qualification — mais son effectif comprend plusieurs joueurs formés dans les académies néerlandaises qui peuvent rendre un match compétitif pendant 60 à 70 minutes.

Le Cabo Verde, dans le groupe H de l’Espagne, est un archipel de 600’000 habitants au large de l’Afrique de l’Ouest. Malgré sa taille, le Cabo Verde a développé un football compétitif en s’appuyant sur des joueurs de la diaspora qui évoluent en Europe, notamment au Portugal et en France. L’Irak, de retour en Coupe du Monde pour la première fois depuis 1986, apporte avec lui le souvenir d’un titre de Coupe d’Asie en 2007 qui reste l’un des exploits les plus improbables du football international. La Jordanie, finaliste surprise de la Coupe d’Asie 2024, est l’exemple d’une fédération qui a investi méthodiquement dans la formation pendant une décennie et qui récolte les fruits de cette patience. L’Ouzbékistan, dans le groupe K du Portugal, apporte un football technique hérité de la tradition soviétique et des joueurs qui évoluent dans les championnats russes et turcs.

Pour ces équipes, l’objectif n’est pas de gagner la Coupe du Monde — c’est de marquer un but, de prendre un point, de créer un souvenir qui survivra à des générations. Et parfois, cette motivation produit des résultats que les modèles statistiques ne savent pas prédire. Le parieur avisé ne mise pas sur la victoire d’un débutant, mais il intègre cette énergie dans ses analyses de marchés annexes : un Over 0.5 buts pour Haïti contre l’Écosse, un pari sur le premier carton jaune dans un match impliquant le Curaçao, ou un résultat exact 1-0 dans une rencontre entre deux débutants nerveux.

Quarante-huit équipes, une seule grille de lecture

La Coupe du Monde 2026 est un exercice d’humilité pour tout analyste. Quarante-huit équipes signifient quarante-huit contextes différents, quarante-huit dynamiques de groupe, quarante-huit histoires qui se croisent pendant 39 jours entre le Mexique, les États-Unis et le Canada. Le passage de 32 à 48 sélections ne dilue pas seulement le niveau moyen — il multiplie les inconnues et rend chaque pronostic un peu plus fragile.

L’essentiel pour un parieur en Suisse romande n’est pas de connaître chaque joueur de chaque sélection — c’est de savoir à quel tier appartient chaque équipe, quels sont les matchs où les cotes reflètent mal la réalité, et où se cachent les value bets dans ce nouveau format élargi. La France reste favorite, l’Argentine défend son titre avec une équipe en mutation, et la Nati vise un parcours solide dans un groupe B abordable. Les fiches de cette page sont votre point de départ. Le reste, c’est de la recherche, de la discipline et un soupçon de chance — les trois ingrédients que le football ne cesse de mélanger depuis 1930.

Combien d"équipes européennes participent à la Coupe du Monde 2026?
L"UEFA envoie 16 équipes au Mondial 2026, soit un tiers du total de 48. C"est le plus gros contingent continental, suivi par la CAF (9), l"AFC (8), la CONCACAF (6), la CONMEBOL (6) et l"OFC (1).
La Suisse est-elle favorite pour sortir de son groupe?
La Suisse est le favori du groupe B avec une cote de qualification d"environ 1.40, soit une probabilité implicite de 71%. Le Canada, qui joue à domicile, est le principal rival à 1.65. La Bosnie-Herzégovine (2.80) et le Qatar (5.50) sont les outsiders.
Quelles sont les équipes qui disputent leur première Coupe du Monde en 2026?
Plusieurs équipes participent pour la première fois à une phase finale de Coupe du Monde en 2026, notamment la Bosnie-Herzégovine, Haïti, le Curaçao et le Cabo Verde. D"autres comme l"Irak, la Jordanie et l"Ouzbékistan n"ont qu"une ou deux participations à leur actif.